| Il existait donc une alternative...
C’est une année charnière, une année difficile qui s’achève pour notre association. Tout semblait beaucoup plus simple il y a cinq ans, lorsque le Vallon du Foron, livré à lui même, faisait l’objet des rêves d’aménagement les plus fous. L’ADIFOR n’avait alors qu’à recenser les informations disponibles pour fixer ses priorités. La transformation du CD15, son raccordement au carrefour des Chasseurs, le projet de parking relais sous Foran et les digues de Marsaz formaient autant d’axes de travail clairement définis.
Après les succès enregistrés l’année dernière, le silence est retombé sur la vallée.
Le Schéma de Cohérence Territorial est établi pour dix ans, le Plan Local d’Urbanisme de Ville la Grand a été arrêté, et tous deux reconnaissent, à leur niveau, la nécessité de préserver le site. En Suisse voisine, la commune de Presinge vient d’élaborer son Plan Directeur Communal qui semble soutenir la même logique.
Période électorale oblige, les projets d’aménagement routier ne semblent plus d’actualité dans le Vallon. Nous pouvons pourtant nous réjouir de l’annonce de la réalisation d’une voie cyclable sur le CD15. Quand ? sous quelle forme ? Les informations restent fragmentaires, mais l’idée va dans le sens des valeurs défendues par notre association...
C’est donc, encore une fois, sur les berges du Foron que se concentre l’attention de l’ADIFOR. Il semble en effet qu’au terme d’une étude difficile, le SIFOR ait donné le jour à un nouveau scénario de gestion des crues…
Longtemps présenté comme une solution unique et miracle, le bassin écrêteur de Marsaz
ne suffisait plus à la tâche. . |
Il se verrait donc
adjoindre une série d’ouvrages de moindre ampleur, répartis sur le cours
de la rivière, de Machilly à Ville la Grand, et la hauteur de ses digues
serait ramenée à 3,15 mètres (sic). L’ensemble du projet nous sera
exposé, au terme de notre Assemblée Générale annuelle, par l’un des
techniciens chargé de son élaboration. Devons-nous nous réjouir de ce résultat ? Cela nous paraît difficile. Certes, nous voulons y voir une conséquence directe de notre engagement, qui aura sans doute, permis de relancer la réflexion. Bien sûr, l’impact visuel des digues serait considérablement réduit, mais qu’en serait-il de ses autres aspects ? L’emprise des réalisations, les longueurs de digues nécessaires, les travaux de réalisation et d’entretien vont être démultipliés. Quand aux scénarii en cas de rupture, ils n’ont pas, de l’aveu du Président du SIFOR, encore été modélisés…
Un deuxième point vient ensuite tempérer notre enthousiasme, la réalisation des ouvrages reste un préalable à la révision du Plan de Prévention des Risques de l’agglomération annemassienne. Si, aux termes du Contrat de Rivière, le projet a pour vocation de protéger les constructions existantes actuellement en zone inondable, pourquoi modifier ce document ? Même couverts par des digues, ces bâtiments seront toujours dans des zones à risque…
Il est clair que la modification du PPR n’a de sens que si l’on cherche à rendre constructibles de nouveaux secteurs placés dans la zone d’extension des crues. Et il s’agit bien évidemment d’une position que nous ne pouvons cautionner…
C’est donc sur la recherche d’une autre alternative que le Comité encouragera le SIFOR et ses partenaires à plancher. Notre association est d’ailleurs toujours prête à se joindre à ces réflexions... |