Mis à jour (Vendredi, 21 Mai 2010 12:51) Écrit par F.R.
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Genève recrée 18 hectares de zones humides ©Le Dauphiné libéré, mai 2010 |
Mis à jour (Dimanche, 18 Avril 2010 22:08) Écrit par F.R.
Le contrat de rivière est un accord technique et financier réunissant l’Etat français, la région Rhône-Alpes, le canton de Genève, le département de la Haute-Savoie, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse et les usagers du bassin franco-genevois. Le contrat de rivière du Foron a été signé le 22 janvier 2004, pour une durée de 6 ans. Il est piloté par le SIFOR, syndicat intercommunal d’amélioration du Foron présidé par Mme Renée Magnin, maire de Gaillard.
Il vise à
L'Adifor ne peut que louer les travaux entrepris visant à rendre au Foron une partie de son caractère naturel. Les exemples sont de plus en plus visibles : Gaillard, Vallard, Ambilly, Ville-la-Grand, etc.
De même des actions ont été entreprises pour tenter de définir les sources des polluants, de les contrôler et de les supprimer.
Cependant, dès ses débuts, l'Adifor a fortement suspecté le volet concernant la "protection des biens et des personnes" d'être le faire-valoir de la volonté d'effacer de la carte des risques naturels toute une partie de zones actuellement inondables. Il s'avère en effet que si les risques d'inondation sont supprimés ou tout le moins fortement diminués par la construction d'un ou plusieurs ouvrages visant à retenir les eaux, grand nombre de surfaces deviendraient constructibles.
Après de longues enquêtes, puis le questionnement public des autorités, les doutes de l'Adifor se sont confirmés.
L'Adifor ne remet pas en question le caractère fougueux du Foron. Les Villamagnains, notamment, se souviennent de ses réguliers débordements. Il n'en reste pas moins que les inondations, pour autant qu'elles ne mettent pas en danger les personnes, sont un facteur naturel avec lequel l'homme doit apprendre à vire. Vouloir dominer l'eau à tout prix et au profit de la construction immobilière, c'est s'exposer à des dangers certainement plus grands encore.
A l'origine, le contrat de rivière prévoyait un bassin unique, formé par la construction de digues de 6 à 7 m de hauteur et d'une longueur de 800 m sur le seul site de Marsaz (Ville-la-Grand).
En 2006, l'Adifor a alerté le conseiller d'Etat genevois Robert Cramer sur ces projets de digues qui, selon l'Association, allaient à l'encontre des buts premiers du Contrat de rivière de renaturation. Elle a également mis en avant auprès de l'ensemble des autorités françaises et suisses le danger potentiel que représentait un bassin de 250 000 mètres cubes à moins de 500m de zones urbaines à forte densité d'habitants. Un tel bassin aurait été bien plus dangereux en cas de rupture de digue que l'existence même des inondations connues de mémoire d'homme, qui, elles, n'ont jamais mis en danger la vie de quiconque.
Par la suite, le canton de Genève a demandé une nouvelle étude hydraulique qui a conclu que les données de l'étude précédente étaient en partie erronés ou exagérés. Les conclusions permettaient donc d'envisager des solutions moins destructrices pour l'environnement et les terres agricoles.
En 2007, 2 nouveaux scénarios étaient présentés dont le but est l'homogénéisation du gabarit à l'aval de Marsaz à 40 m3/s avec la prise en compte d'un projet de champ d'expansion des crues à Puplinge :
En 2008 un scénario intermédiaire a été validé par le SIFOR. Les travaux pour l'ensemble du projet sont prévus pour 2010 côté français.
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Il s'agit du plus important projet du Contrat de rivière. Il est prévu de créer plusieurs bassins écrêteurs de crues sur les sites de Juvigny et de Marsaz. Cette solution est moins dommageable pour les terres agricoles et le paysage, il est également moins dangereux en cas de rupture que le premier projet de bassin unique à Marsaz. Si, dans les termes, il paraît louable ("protection des biens et des personnes"), l'Adifor est toujours opposée à ce projet qui vise essentiellement à la levée du plan de prévention des risques sur des zones actuellement inondables et qui deviendraient ainsi constructibles. |
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Ces aménagements visent à réduire l'impact des inondations possibles en aval du lieu-dit Marsaz, en zone urbaine.
Mais dans quel but ?
A connaissance humaine, les inondations du Foron n'ont jamais mis en danger la vie de quiconque. Or, le but de ces aménagements, au dires mêmes des autorités, est de modifier, voire lever, la zone bleue, risque modéré, du plan de prévention des risques* (PPR).
Encore, faut-il pour que les aménagements ne deviennent pas un danger. Pour ce faire, il faut en premier lieu que toute construction dans le lit mineur des rivières soit interdite. Or c'est justement ce que l'on veut permettre par la modification du PPR. Que les zones actuellement constructibles soient limitées, cela ne fait aucun doute, mais faut-il pour autant autoriser les constructions dans des zones actuellement inondables qui deviendraient constructibles par l'aménagement de digues ?
Trop nombreux, sont les exemples d'aménagements effectués dans passé dans le but de construire toujours plus dans des zones inondables et qui ont non seulement mis en danger la population, mais tué. Malgré toutes les garanties et les efforts de communications nous assurant que les digues seront régulièrement entretenues, contrôlées, vérifiées... qu'en sera-t-il à l'avenir, dans 10, 50 ou 100 ans et que l'on aura oublié qu'il fallait le faire, ou simplement que l'on trouvera que c'est trop cher ?
L'ADIFOR reste donc opposée à toute modification du plan de prévention des risques liée à ces aménagements qui permettraient la construction d'habitations en zones actuellement inondables, et par là, elle n'est pas favorable à la construction d'ouvrages dans ce but.
En revanche, l'ADIFOR est bien entendu entièrement favorable et soutient largement tous travaux ou aménagements visant à la remise en état du Foron dans son cours le plus naturel possible. De même toute proposition visant à recréer les zones humides et marais asséchés autrefois doit être soutenue. Non seulement les zones humides peuvent servir en partie d'éponges aux crues, mais en plus elles sont un gage de biodiversité faunistique et floristique.
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* La carte des risques peut être consultée sur le site Internet Cartorisque, sur laquelle il est possible de zoomer sur toutes les communes concernées.
Mis à jour (Samedi, 26 Septembre 2009 23:33) Écrit par F.R.
Profitant des derniers jours de l’été, l’ADIFOR et Le Sou des Ecoles de Ville la Grand s’étaient associés pour une nouvelle journée découverte du Vallon du Foron. Plus de 150 adhérents des deux associations ont donc parcouru le site, à travers lequel de nombreux stands tentaient de mettre en évidence la complexité des enjeux qui justifient sa protection. Tour à tour les participants étaient amenés à réfléchir sur la gestion de la rivière, devant un atelier animé par le SIFOR, sur la protection de la faune locale, sur le respect des zones de cultures que présentaient les agriculteurs exploitants des lieux et sur les aspects patrimoniaux et paysagers de cette bulle verte nichée au cœur de l’agglomération. Une exposition de voitures à cheval achevait ce parcours pédagogique, avant que les participants ne partagent leurs repas tirés du sac sous les chênes pluri centenaires du domaine de Marsaz.
Rythmés par les rires des enfants autours des ateliers mis en place par le Sou des Ecoles et par le chant de deux cors des alpes, l’après midi radieuse était propice aux échanges de point de vue et à la réflexion. Mais ne nous y trompons pas, si l’ambiance était détendue, les sujets savaient se faire graves et l’on évoquait ça et là la nouvelle version du « Contournement Nord d’Annemasse », serpent de mer et de bitume qui attend son heure dans les cartons des aménageurs, les difficultés rencontrées par les agriculteurs qui assurent encore l’entretien de la vallée et les projets d’endiguement dont les études préliminaires suivent leur cours. On s’interrogeait aussi sur les choix de déplacement urbain qui orientent insidieusement les véhicules vers ce CD 15 aux heures de trafic pendulaire, comme si l’on cherchait à y justifier de futurs travaux d’élargissement…Autant de sources d’inquiétude qui contrastaient avec la sérénité des lieux.
Au terme de cette journée, si les présidents des deux structures ne pouvaient que se réjouir du succès et du bon déroulement de la manifestation, ils s’interrogeaient cependant sur l’avenir de l’action associative. En cette période de crise il s’avère de plus en plus difficile de recruter des bénévoles et les appels se succédaient pour venir renforcer le Comité du Sou, pour participer à la journée Nettoyons la Nature du samedi 26 septembre prochain ou pour renforcer l’équipe d’organisation du Duathlon vert du dimanche 11 octobre.
Futures « sentinelles du Vallon », les enfants présents n’avaient pas à entrer dans ces considérations, et se construisaient, dans les branches des vieux chênes, les souvenirs à partir desquels ils bâtiront un jour, nous l’espérons, leur propre conviction de la nécessité de protéger ce carré de verdure aux frontières de la ville.
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Mis à jour (Dimanche, 13 Septembre 2009 21:37) Écrit par F.R.
Selon certaines information, la commune de Ville-la-Grand aurait récemment demandé le financement d'aménagements sur le CD15 (route départementale 15) à Annemasse Agglo !
Ce projet, que l'on peut assimiler à un futur contournement Nord-Est de Ville-la-Grand et Annemasse, quelque peu passé dans les oubliettes ressort donc en silence...
N'oublions pas que lors de sa dernière Assemblée générale, l'Adifor a relevé le projet de Ville-la-Grand de remplacement du Pont Neuf et son raccordement à la route de Juvigny au niveau du Juvénat, par une voie sur berge ayant pour finalité de faciliter l’accès à cet établissement scolaire et de désengorger le centre-ville. L'Association avait, et on le voit, avec raison, exprimé de sérieuses craintes que ce projet soit une nouvelle étape vers la réalisation d'un contournement Nord-Est de l'Agglomération. Ce qu'avait nié avec fougue le Maire de Ville-la-Grand, Monsieur R. Bardet. Cela, sans compter les aspects catastrophiques pour le milieu naturel que représenterait la construction d'une route couvrant une partie du Foron.
Pour l'ensemble des projets concernant le CD15, voir la page de ce site : Projets routiers (CD15).
Mis à jour (Vendredi, 21 Mai 2010 12:48) Écrit par F.R.
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Adifor : Un débat passionné ©Le Dauphiné libéré, 27 mars 2009 Compte rendu de l'Assemblée générale du 25 mars 2009 |
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